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Stephanie Daudier empowhers


Qui es-tu?
Je suis Stephanie. C’est une question très difficile. Comment me définir…
J’ai 54 ans. J’ai trois enfants, trois filles, toutes adultes. Je suis divorcée et remariée, avec Sacha, qui est artiste.
Je suis aussi coach, c’est mon métier au quotidien, je suis entrepreneuse. J’ai monté ma boite il y a un an et demi, après une carrière plus classique de 30 ans en entreprise.

D’où viens-tu et où en es-tu actuellement ?
Je suis Française. Je suis née dans une famille assez traditionnelle par l’éducation, catholique, longuement enracinée en France, en Touraine.
Je suis l’aînée de quatre enfants. Ma mère s’est arrêtée de travailler quand elle s’est mariée. Elle s’est occupée de ses enfants.
La position d’aînée m’a marquée, j’ai eu beaucoup de responsabilités tout de suite, ce qui me plaisait. Et en même temps je me trouvais très différente de mes frères et sœurs.

Je suis rentrée d’expatriation il y a 2 ans, je suis restée à Tokyo, au Japon, pendant 4 ans. C’est assez rare pour une femme d’être expatriée au Japon (moins de 5% des expatriés par leur entreprise au Japon sont des femmes).
Quand je suis rentrée en France, je n’avais pas d’adresse à indiquer sur le container qui contenait mon déménagement, car je ne savais pas où rentrer. J’ai tout changé, sauf mes enfants! J’ai changé de vie professionnelle, de métier, j’ai monté mon entreprise. J’ai changé de vie personnelle, j’ai rencontré un nouvel homme, un artiste que j’ai épousé. J’ai changé de pays, de langue de travail. J’ai repris mes études. Je fais un master en Coaching et Consulting for Change, ce qui est aussi très nouveau pour moi car je n’avais pas fait d’études depuis 30 ans. J’aborde une nouvelle phase de ma vie de mère, car je deviens maman de jeunes femmes adultes.

J’en suis à une phase de nécessaire stabilisation.
“Stabilisation dans le mouvement” est ce qui me définit le mieux en ce moment.

Comment te considères-tu en 3 mots?

Femme
Energie
Curiosité

Quel serait un jour “normal” dans ta vie?(sourire)… 

Très bien dormir, profondément. Je me réveille vers 6h. Je prends mon temps pour me réveiller et pour prendre mon petit déjeuner avec mon mari, bavarder. Ma journée commence entre 8h et 8h30.
Je commence par regarder ce qui se passe sur Internet, Facebook, Linkedin, mes mails, un peu de courrier. Je vérifie le planning de la journée. Si je n’ai pas préparé mes rendez-vous la veille, je les prépare le matin.
J’ai souvent un rendez-vous dans la matinée, un déjeuner et un rendez-vous ou deux dans l’après-midi.
J’essaie toujours de prendre un petit de temps pour savoir si je vais bien, respirer, prendre du temps pour moi.

J’ai un petit truc qui s’appelle le Coach State, qui est en 5 phases. Aaaah j’ai perdu le premier! [sourire]
Centrée, Ouverte, Alerte, Connectée à l’intérieur de moi-même, Connectée avec les humains autour de moi, Connectée avec la Terre et le Ciel, et prête à accueillir ce qui va se présenter à moi aujourd’hui. J’aime bien pratiquer ce moment de concentration, ça me permet de sourire assez facilement.

J’essaie d’être à l’heure à mes rendez-vous, ce qui est un vrai travail sur moi-même, pour ne pas être speed et ne pas être mon propre ennemi.


Pendant les rendez-vous avec mes clients, selon ce que je fais (coaching individuel, rendez-vous commercial, networking), j’essaie d’être très à l’écoute, de me concentrer sur la personne que j’ai en face de moi.
J’ai acquis une posture un peu différente depuis que je suis coach. Je me retiens pour donner moins de conseils. Je trouve plus pertinent de donner des conseils quand on me les demande plutôt que de les imposer.

A l’heure du déjeuner, soit je suis chez moi et je cuisine (quelque chose de très simple, mais je cuisine). Soit je déjeune dans un petite cantine bio très relax ou avec une amie. J’essaie de garder les déjeuners pour un truc détendu, pas trop professionnel.

L’après-midi c’est un nouveau rendez-vous, faire de la transcription d’interview, écrire un post, faire du networking (ie. rencontrer des gens intéressants qui me plaisent. C’est très utile car ça me permet de rencontrer des futurs clients!)

Dans la journée, il y a des échanges avec mes enfants et mes amis, un petit flux de communication via what’s app ou sms.

Le plus souvent, avec mon mari, on se retrouve pour dîner. On cuisine, l’un ou l’autre. Après chacun vaque à ses occupations. Lui dessine et moi je me balade sur internet, je bouquine, je regarde une série, ça dépend de l’ambiance.

Quelle expérience considères-tu comme la plus impactante dans ta carrière aujourd’hui?
Je peux en dire deux?

La première qui me vient à l’esprit est mon expatriation au Japon. Ça m’a pris plusieurs années pour me décider. Ce n’était pas la première fois que j’avais envie de partir à l’étranger. Là il y a eu un alignement des planètes autour de ce projet.
J’en avais envie, j’étais prête, l’entreprise en avait besoin et mes enfants étaient assez grandes pour pouvoir suivre ou être autonome. Deux à l’université sont restées en France et ma troisième a pris la décision de venir. C‘était le moment où je me sentais capable de le faire. Je me suis dit “je tente ma chance”.
C’était une expérience très impactante car changement de pays, de langue autour de moi, de culture, de job, de responsabilités, très opérationnel, de dimensionnement d’équipe. Je me suis retrouvé patronne de 750 personnes. 749 Japonais et moi. Et principalement des femmes.
Cela a été très fort sur ma façon de voir la vie :
Je suis arrivée au Japon un mois avant le tremblement de terre qui a provoqué le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Événement très marquant professionnellement car c'est la première fois que je me retrouvée avec une crise à gérer. Il faut prendre des décisions, il faut aller vite, on n’est pas préparée et il faut savoir sur quels critères on prend les décisions. Je me suis demandée si je pouvais me regarder dans la glace pour chaque décision que je prenais. C’était ça mon seul guide. Décider avec mes valeurs.
Après le séisme, j’ai décidé de rester au Japon, de vivre dans un pays où une catastrophe peut arriver. Et donc accepter que du jour au lendemain ma vie puisse s'arrêter. Depuis, la vie me semble très très précieuse. Il n’y a pas de sentiment d'urgence, car je ne suis pas malade, juste ce sentiment très fort que la vie est formidable. C’est devenu un moteur très puissant.
Au Japon, j‘ai aussi appris à prendre du recul sur mon comportement naturel. Mon éducation, pourtant très bonne (!), n’était pas bonne pour des Japonais : j’étais capable de les interrompre, de forcer mon équipe à se ranger derrière mon avis, d’aller trop vite sans prendre le temps d'expliquer.
J’ai appris des méthodes de travail différentes. Beaucoup de consultations, d’échanges pour prendre des décisions. On appelle ça le “nemawashi”, c’est-à-dire consulter chaque personne pour trouver un accord pour qu’il n’y ait pas de conflit, que l’harmonie ne soit pas brisée.
Cette expérience d’expatriation a changé mon employabilité. Elle a donné beaucoup d’appétence à mon CV. C’est devenu une porte d'entrée pour parler à des gens nouveaux.

La deuxième expérience très impactante c’est mon entrée chez l’Oréal, il y a 27 ans (j’y ai travaillé 25 ans). Là j’ai vécu une aventure incroyable. Je suis rentrée à 27 ans. Je donnais des cours en théorie des sondages à Paris V et je travaillais dans un petit cabinet d’études de marché ou on était 12. J’ai été contactée par un chasseur de tête qui m’a proposé de rencontrer l’Oréal. J’ai dit “oui mais je suis enceinte. Je ne suis pas sûre que ce soit le bon moment”. Il y avait quand même un intérêt pour mon CV.
J’ai signé mon contrat encore enceinte. Je suis arrivée 6 mois plus tard, après mon congé maternité. (petite anecdote pour dire que tout est possible !)
Ce qui a changé ma vie, c’est de me retrouver dans une très grosse entreprise, avec des gens très éduqués, très calibrés. Moi je venais d’une formation universitaire, beaucoup moins ambitieuse. Je ne savais pas ce qu’était une entreprise globale. Tout à coup je travaillais sur un périmètre très défini, il fallait faire des notes écrites, mettre des gens en copie, c’était une multitude de nouvelles règles.
Après 3 mois, je suis allée voir mon boss pour lui dire que je n’allais pas rester car je ne comprenais pas les modes de fonctionnement. Et il m’a dit que “pas du tout, tu as un bon potentiel et tu vas rester”. Et je suis restée 25 ans.
Rien ne me destinait à faire une carrière comme celle-ci. A cette époque je ne parlais pas bien l’anglais, je n’avais jamais étudié le business, je savais pas ce qu'était le marketing. J’étais très douée en mathématique, informatique, en synthèse et en analyse.
Chez L’Oréal, les gens que j’ai rencontrés, ont été à mon écoute, m’ont donné les moyens. J’ai pu apprendre à parler l’anglais professionnel, j’ai pris des cours, les gens ont été patients et j’ai travaillé 15 ans en anglais.
Quand j’ai voulu changer de métier, aller vers un job de direction générale, l’entreprise a construit mon parcours, m’a formée, m’a accompagnée.
J’ai beaucoup donné et la boite m’a beaucoup donné aussi.
C’est une philosophie d’entreprise, et surtout ce sont des individus qui font cela, des personnes qui m’ont portée et m’ont donné le goût de me développer. Ce qui ne veut pas dire que tout était facile, évidemment !

Que ferais-tu différemment maintenant qu’il y a plusieurs années?

Je pense qu'il y a un truc que je ferais plus tôt. C’est de me poser des questions sur moi-même. Je réfléchirais aux ressources dont j’ai besoin pour me développer moi-même.
Je parle de ressources personnelles, pas techniques. J’aurais gagné à traiter plutôt des points bloquants dans ma façon d'être.
Notamment une sorte de timidité, d’envie de plaire, qui m’a beaucoup freiné. Je savais qu’il y avait des moments où il fallait que j’ose, mais je n'osais pas. J’avais les moyens d’oser mais je ne le faisais pas, par peur de déplaire. Et ça m’aurait incroyablement aidé d’en prendre conscience plus tôt et surtout de le traiter, de m’en défaire.
La deuxième chose que je ferai différemment : j’ai énormément investi dans mon travail quand mes enfants étaient petites. J’ai été peu avec elles. Je me suis éclatée dans mon boulot, je n’ai jamais culpabilisé. Avec mes filles, nous avons une super relation. Elles ont acquis une très belle autonomie. Avec le recul, peut-être aurais-je pu faire autant mais en déployant mon énergie autrement et en passant plus de temps avec mes enfants.

Quel conseil partagerais-tu avec les jeunes ?

Travailler, étudier d’abord, faire ça sérieusement. Etudier ce qu’on a envie d’étudier. Ne pas s’obliger à remplir une fonction qui vous a été attribuée par quelqu’un d’autre. Accumuler des réflexes, de la connaissance sérieusement. Ne pas reculer devant la difficulté. C’est le moment d'investir vraiment.
Faire des expériences professionnelles, des stages, des petits boulots, du bénévolat. Travailler, accumuler de l’expérience, contribuer à sa propre vie, à son argent de poche. Ça donne des beaux réflexes et de la liberté.
Prendre soin de soi. Quand il y a un truc qui ne va pas, il faut le régler.
Encore une chose : s’occuper de son réseau dès le début. Le réseau c’est un peu le serpent de mer dont tout le monde parle, l’idée peut rebuter un peu. Ça consiste essentiellement à s’intéresser aux autres et à garder des liens avec les gens qu’on rencontre. Les gens qu’on rencontre jeunes et avec qui on grandit : quand on se retrouve, on a des liens incroyables et extrêmement enrichissants. Ça consiste à être fidèle en amitié, en relation, à garder le contact. C’est incroyablement utile et riche.
Faire ce qu’on a envie de faire : faire le tour du monde, vendre des surfs sur la plage. Quand on est jeune, c’est le moment de faire des choses un peu folles. C’est plus simple de le faire quand on est jeune et sans charge de famille que de tout laisser tomber à 40 ans pour partir à l’autre bout du monde! Ça peut paraître ringard mais ça vaut le coup d’y réfléchir.
Donner de la valeur à ce qu’on fait: « ma contribution c’est quoi? Qu’est-ce que j’ai envie de faire pour que le monde change (un peu), pour que les gens autour de moi aillent bien, aillent mieux, soient heureux ? ». Et quelquefois ce sont de petits trucs, tout petits, mais qui suffisent.
Un dernier : ne pas trop se mettre la pression. La vie est vraiment longue. On a vraiment le temps de faire plein de choses différentes, de rencontrer des tas de gens, d’avoir des aventures variées, de faire plusieurs métiers. Il ne faut pas vouloir tout réaliser les dix premières années, ça serait trop de pression.

Comment priorises-tu les choses/tâches dans ta vie quotidienne?
La première chose qui me vient en tête, c’est faire ce qui me plait. Mais ce n’est pas tout à fait vrai car je fais aussi ce qui ne me plait pas !
J’essaie de me faire un plan sur plusieurs jours. J’ai quasiment un plan mensuel, une magnifique « to do list » de couleur jaune, que je mets à jour chaque début de mois. J’ai une dizaine de case : perso, pour ma boite, pour mes études, des gens à rencontrer, tels projets à faire, etc. Il y a des trucs reconduits tous les mois. Ça me sert à prioriser.

Quelles sont tes facteurs clés de motivation ?
Le plaisir. Avoir du plaisir à travailler, à faire ce que je fais, à faire du bon boulot, de belles rencontres. Prendre du temps pour moi, faire du sport, rencontrer mes amis, aller au spa, etc.
Faire les choses bien. Faire des choses dont je sois fière. Je suis assez exigeante avec moi-même mais j’essaie de ne pas vouloir tout tout de suite.
La curiosité. Apprendre des choses nouvelles. Me développer. Etre surprise.

De manière générale, es-tu satisfait(e) de ta performance personnelle et/ou professionnelle aujourd’hui ?
OUI [franc et massif]

D’après toi, quels sont les éléments clés pour finaliser des projets avec succès (d’un point de vue personnel et professionnel)?
Etre très clair sur sa mission et sur ses valeurs : En quoi ce projet s’insère-t-il dans une vision un peu plus large? Les projets que j’ai réussi sont ceux qui participaient à quelque chose auquel je crois. Trouver la place du projet dans un tout. Les valeurs c’est important, car c’est qui permet de se retrouver soi-même. L’éthique c’est important.
L'obstination, la détermination et le travail. C’est à dire se donner le temps de faire les choses, d’accumuler la quantité de travail nécessaire, le “retravail” pour peaufiner le projet, pour avoir un projet bien construit, bien fait, durable. Ne pas se satisfaire du premier jet, ça demande du temps. Oublier l’impatience. Mettre de l’énergie sur le long et le moyen-terme.
Une capacité de négociation pour défendre son projet. Être capable de dire “je ne suis pas contente, pas satisfaite, j’ai besoin de plus de temps” et parfois ce n’est pas facile. Un projet réussi est un projet dont on est fier, qu’on peut défendre. Ça vaut le coup.

Penses-tu avoir un équilibre de vie entre l’aspect personnel et l’aspect professionnel ?
Oui absolument. C’est très important pour moi.
J’en ai pris conscience d'une façon très concrète. Mes trois filles étaient petites. Et un jour j’ai réalisé que tous les matins je leur disais qu’on était en retard. Le lendemain, avec leur Papa, on a décidé de se lever plus tôt, de prendre les petits déjeuners en famille. Ça a été le point de départ d’une nouvelle vie pour moi. De passer un peu plus de temps avec mes enfants
J’ai beaucoup réfléchi à ce que je pourrais faire pour gagner du temps. J’ai commencé à travailler sur ma productivité. Au début c’était à tâtons, et après c’est devenu plus professionnel. J’ai réfléchi comment passer moins de temps sur des tâches chronophages. Par exemple, j’avais un rapport mensuel à faire : au début je mettais 2 jours ½ et après quelques mois, avec une meilleure organisation et concentration, je mettais 2h.
La réflexion sur la productivité est essentielle pour moi et a été essentielle pour mon équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle.
Il y a aussi une réflexion sur la motivation. Comment on s’organise pour que le temps qu’on dégage soit enrichissant et plaisant. Ça veut dire réfléchir aussi à sa productivité personnelle (faire les courses, le ménage, repasser moins).
C’est devenu un point très important pour moi dans le travail que je fais avec mes clients dans le coaching. J’essaie de les aider à évoluer dans leur équilibre.

Comment gères-tu ton environnement personnel au vu de ton succès professionnel?
Je ne travaille plus à plein temps. Je suis passée à une phase de ma carrière où je peux me le permettre.
Mon environnement personnel m’a toujours permis de garder les pieds sur terre. C’est un ancrage dans la simplicité, les plaisirs de la vie quotidienne.
Je tire mon énergie de ma vie personnelle.
Quand je dis « personnel » c’est un temps familial, amical et avec soi.
Pour moi, c’est tout de même assez difficile de faire la part des choses. Parce que mon esprit continue de penser au boulot quand je cours dans la forêt, et que dans la journée il faut que je pense à des choses pour la maison, et c’est bien comme ça.
A certains moments, il faut savoir s’arrêter et s'interroger soi-même. Se demander si on va bien ou s’il faut rééquilibrer quelques trucs.

Penses-tu que l’impact des femmes ait changé au cours des dernières années?

Oui bien sûr.
Je pense que la première chose, c’est qu’en tant que femme adulte et comme maman nous n’élevons plus nos filles comme avant. Il y a un vrai tournant qui s’est effectué ces trente dernières années
Aujourd’hui les mamans élèvent leurs enfants de manière beaucoup plus égalitaire, même s’il reste des choses (qui joue au foot, qui a des poupées à Noël). Mais on considère que tout le monde va faire des études, va bosser. Ça a un impact énorme pour la société future.
A la naissance de ma première fille, ma belle-mère et ma mère m’ont demandé si j’allais m’arrêter ou continuer de travailler. Maintenant la plupart d’entre nous n’entendent plus ça. En tous cas j’espère.

Notre impact en tant que femme dans l’entreprise c’est d’apporter de la diversité, une manière de voir les choses différente, une sensibilité différente.
Comment parvenir aujourd’hui à être une femme dans l’entre
prise avec ses émotions, sa sensibilité ? Comment en faire une force pour soi et pour son équipe ?
J’ai eu la chance de travailler dans une entreprise qui fait beaucoup pour la diversité.
En tant que femme bien sûr que j’ai eu des difficultés. Néanmoins j’ai trouvé que mon impact dans une équipe commerciale, par exemple, était très fort. Quand on faisait un tandem homme/femme on était plus fort. On gagnait plus ensemble.

D’après toi, quel est l’élément clé sur lequel les femmes devraient se concentrer actuellement?
Etre elles-mêmes. S’assumer en tant que femme. Ne pas vouloir ressembler à quelqu’un d’autre. L’écueil pour les femmes qui travaillent, c’est de s’endurcir. Et de mon point de vue ce n'est pas la bonne solution.
Assumer le fait qu’on s’arrête pour faire naître nos enfants. A ce moment-là, on a d’autres priorités. Et ça n’empêche pas d’avoir des rêves à réaliser, d’avoir de l'ambition, de faire du bon boulot.
Parfois nous sommes notre propre ennemi. On n’ose pas demander une promotion, on n’ose pas demander quelque chose qui nous fait envie.
En tant que femme, il faut savoir oser demander de l’aide et pas seulement un job ou une augmentation (quoique ce soit très utile aussi)!


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Je me définis à la fois comme le produit de mon passé et le champ de mes perspectives possibles. Je ne suis plus l’héritière de mes parents, c’est en cela que je me trouve Moi-même. Parfois, je me dis que je me suis « gravie »… comme une montagne. Compliqué au début, harassant souvent, rarement récompensé. Mais, en haut  – du moins de là où je suis arrivée actuellement - que la vue est belle ! Je dirais aussi que je suis psychanalyste, coach spécialisé dans les questions d’expressivité, médiatrainer, enseignante en Communication interpersonnelle. Je suis aussi fille, mère, épouse, femme. Je suis Lilloise après avoir été Parisienne, avec des grands-parents Azéri, Ukrainien et juifs d’Égypte. Hitler et Staline ont marqué mon récit familial. Je suis voyageuse, lectrice, cinéphile, créatrice à mes heures et photographe. J’ai été journaliste à RTL et à RMC, communicante, graphiste. Directrice, chef, responsable, jamais sans une mission qui ne m’apporte un certain accomplissement…

Cecile Dejoux empowhers

Qui es-tu?
Je me définirais comme une humaniste, qui veut « Faire » et « Réfléchir » avec les autres sur comment construire un monde positif et libre.

Professeur des universités au Cnam et Professeur affiliée à l’ESCP Europe, je suis enseignant-chercheur et conférencière en entreprise sur « Manager et former à l’ère du numérique ».
En 2015, j’ai co-fondé et dirige aujourd’hui une chaire d’entreprises, le Learning Lab Human Change, hébergée au sein de la Fondation du Cnam, qui accompagne les organisations dans la transformation numérique des RH et du management en mettant l’Humain au centre. Autrement, je dirige, au niveau national, la filière RH du Cnam.

Passionnée d’innovations pédagogiques, depuis 4 ans, je transforme chaque année, le MOOC « du manager au leader » (plus de 140 000 inscrits dans 48 pays) pour présenter les tendances managériales et les compétences stratégiques. Cette année, en plus des fondamentaux, nous avons lancé le thème de « Manager avec le Design Thinking » ou « …