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Charlotte Scapin empowhers

Qui es-tu?
Je m’appelle Charlotte Scapin, j’ai 26 ans, je suis co-fondatrice de l’Empowerment Lab, présidente de l’association Empowerment House et élève au cours Florent. Je suis passionnée par la réussite, la réalisation de soi et le divertissement. J’ai donc choisi de créer une entreprise afin d’avoir une bonne excuse de faire vivre toutes mes idées.

D’où viens-tu et où en es-tu actuellement?
Je viens de Saint-Malo, ville des essentielles, de la mer, du vent, de l’horizon et des explorations. On met souvent l’emphase sur les personnes qui nous aident à nous construire mais je suis persuadée que cette ville a joué sur mon caractère. Ça m’a donné le goût de la simplicité, du voyage et de l’aventure. Je faisais beaucoup de danse, de théâtre, de gym et je suis vraiment devenue super accro à la scène et au spectacle. Je suis partie en Caroline du Sud quand j’avais 16 ans en échange et ai beaucoup voyagé à Lomé au Togo pour voir mon père qui y vivait. J’ai ensuite fait une prépa et intégré l’école de commerce de Grenoble dans le cadre de laquelle j’ai aussi pu partir au Brésil en échange. Puis j’ai commencé à découvrir le monde de l’entreprise où j’ai un peu déchanté par manque de sens et de travail. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de créer en parallèle un projet qui me donnait envie de me lever le matin, ce qui a donné naissance à notre association The Empowerment House en septembre 2015. Puis j’ai décidé de profiter de mon année de chômage après l’alternance pour donner une chance au projet et co-fonder l’Empowerment Lab avec mon associé Nicolas Charles. Plus de 500 personnes sont aujourd’hui passées par nos ateliers, nous organisons des formations d’empowerment en entreprise et nous développons actuellement des projets de communication super grisants comme notre ebook et notre websérie sur le développement personnel.

Comment te considères-tu en 3 mots?
Explosive, pragmatique, loyale

Quel serait un jour “normal” dans ta vie?
Je me réveille à 7h30, je prends le temps de me faire des petits dej à faire pâlir d’envie Martha Stewart (c’est mon moment préféré de la journée), je vais au Cours Florent trois fois par semaine de 9h à 12h puis je file à Gare de Lyon chez Nextdoor, l’espace de co-working qu’on a rejoint début septembre. Je déjeune toujours en regardant un épisode de Friends et après je fais souvent un point avec Nicolas sur les objectifs de la semaine. Puis je travaille sur le catalogue d’intervenants, sur la programmation des ateliers, sur la communication ou les propositions commerciales. Puis le soir c’est sport, ou atelier d’écriture pour la websérie ou réunion avec l’équipe de The Empowerment House pour faire avancer les projets associatifs et bénévoles. Sinon quand c’est moins chargé je cuisine et je regarde un film avec mon copain, je lis, ou je m’endors à 22h comme la grand-mère que je suis.

Quelle expérience considères-tu comme la plus impactante dans ta carrière aujourd’hui?
Une des expériences les plus impactante a été la première signature d’un contrat B2B. a a cristallisé le fait que nos services avaient de la valeur et que notre message parvenait à être transmis. Ça te donne de la légitimité, booste ton envie de continuer et te prouve que tu es sur le bon chemin.

Que ferais-tu différemment maintenant qu’il y a plusieurs années?
Je n’ai pas beaucoup d’expérience mais en un an j’ai vraiment appris à faire les choses pour moi. J’avais un sérieux problème avec le fait de vouloir plaire à tout le monde et par conséquent, je n’allais jamais vraiment au bout des choses. Or on n’accomplit rien en y allant avec le frein à main. Donc je me poserai moins de questions et j’irai beaucoup plus à fond dans les choses et avec moins d’inhibition.

Quel conseil partagerais-tu avec les jeunes?
Je conseillerai aux plus jeunes de focaliser leur attention sur les choses qui leur plaisent vraiment plutôt que sur les choses qui devraient leur plaire. Je me souviens que j’avais toujours un peu honte d’aimer être sur le devant de la scène, d’aimer la pop culture ou le divertissement parce que ce n’était pas noble. Mais en fait on s’en fout, on atteint l’excellence que par le biais de l’amour et pas en se mentant à soi-même.

Comment priorises-tu les choses/tâches dans ta vie quotidienne?
Je travaille par grands projets que je répartis dans la durée sur environ six mois. Je les divise en grands objectifs S.M.A.R.T (spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporels) que j’affiche sur un tableau en liège chez moi. Puis je les redivise en tâches à effectuer avec des deadlines pour savoir ce qui est prioritaire. Puis j’ai des plages fixes pour les moments récurrents (cours florent, sport, réunions objectifs, réunions de l’association etc…) pour ne pas avoir à me poser de questions. Je me laisse aussi des moments de battements pour me poser, lire ou m’occuper d’imprévus.

Quelles sont tes facteurs clés de motivation?
Mes facteurs clés de motivation sont l’apprentissage, la discipline, le résultat, l’entourage et la créativité. Je reste motivée si je continue d’apprendre, d’être stimulée et de me dépasser. Malheureusement, l’énergie n’est pas toujours là, ce que je compense avec l’auto-discipline. C’est comme un muscle et ça me permet de sortir le moins possible des rails et de continuer jusqu’à ce que la motivation revienne. Je passe aussi beaucoup de temps sur la définition de mes objectifs pour qu’ils soient plus une source de satisfaction que de frustration, pour moi, remplir ses objectifs est une des sources de motivation les plus grisante. Enfin, le plus fantastique dans l’entrepreneuriat est selon moi la possibilité de donner vie à ses idées et de fédérer des gens pour les concrétiser, ça devient une grande aventure collective et créatrice de liens qui n’ont pas de prix.

De manière générale, es-tu satisfait(e) de ta performance personnelle et/ou professionnelle aujourd’hui?
Oui, je commence à trouver un équilibre entre tout ce que j’aime, à me créer un univers cohérent et à profiter de la liberté de la vie d’entrepreneure. Espérons que ça dure !

D’après toi, quels sont les éléments clés pour finaliser des projets avec succès (d’un point de vue personnel et professionnel)?
Finaliser des projets avec succès nécessite de savoir pour quoi vous êtes prêts à en baver. En effet, j’ai lu récemment le livre L’art subtil de s’en foutre par Mark Manson. Il explique qu’on se pose trop la question de savoir ce qu’on aimerait atteindre mais pas vraiment ce pourquoi on est prêt à sacrifier du temps, de l’argent et de l’énergie. Tout le monde aimerait potentiellement avoir une belle maison face à la mer, une vie amoureuse qui dure, être une star ou un entrepreneur à succès. C’est facile de vouloir mais moins évident d’être honnête avec soi-même et de s’avouer ce pourquoi on est vraiment prêt à affronter l’adversité et à s’engager. Or la difficulté est inhérente à tout projet et il est donc nécessaire que ce dernier vous tienne suffisamment à cœur pour persévérer et réussir.

Penses-tu avoir un équilibre de vie entre l’aspect personnel et l’aspect professionnel ?
Oui j’ai trois priorités santé, famille et travail auxquelles j’alloue chaque semaine le temps nécessaire. Et même si le travail prend le dessus en ce moment, je fais vraiment attention à considérer ce projet comme un marathon et à prendre le temps de récupérer mon énergie par le sport et à ne pas négliger mes proches.

Comment gères-tu ton environnement personnel au vu de ton succès professionnel?
Je pense que c’est assez facile parce que je n’ai pas d’enfants. Mon copain travaille aussi beaucoup donc on se voit quelques soirs par semaine et le week-end. Et sinon je rentre à Saint-Malo de temps en temps pour voir mes proches et me ressourcer. Je ne suis pas très téléphone sauf pour mon père qui habite à Bamako. Par contre je vois moins mes amis mais je considère ça comme temporaire, j’aurais déjà plus de temps quand j’aurais fini ma formation de coach.

D’après toi, quel est l’élément clé sur lequel les femmes devraient se concentrer actuellement ?
Je pense que l’élément central sur lequel les femmes devraient se consacrer est la confiance en soi. Il y a beaucoup de femmes qui viennent au Lab avec une grande source de potentiel et de talents mais qui s’auto-sabotent, qui ne croient pas en elles et qui n’ont absolument aucune conscience de leur valeur. Je sais que ça vient d’un héritage culturel construit sur des centaines d’années mais maintenant que nous jouissons d’une égalité de droit, il faut que les réseaux, les entités d’éducation et les femmes elles-mêmes se saisissent de leur valeur, de leur potentiel et de leur droit à la réussite sans attendre la permission de qui que ce soit.

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