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Pauline Quéré empowhers

Qui es-tu ?
Je m’appelle Pauline Quéré, j’ai 40 ans et je suis mariée avec 3 petites filles.
Je suis l’aînée d’une famille de 5 enfants.
Je suis une parisienne pure souche avec un vrai amour des Etats-Unis, où j’ai habité puis avec lesquels j’ai beaucoup travaillé au cours de ma carrière.

D’où viens-tu et où en es-tu actuellement?
Après un parcours classique d’école de commerce et un passage de près de 20 ans en entreprise, j’ai cherché à donner du sens à ma vie professionnelle. C’est ainsi que j’ai rejoint l’économie sociale et solidaire en travaillant pour la Fondation FACE puis pour l’Institut de l’Engagement.
Cependant j’ai réalisé que dans le secteur de l’ESS, on me cantonnerait à la levée de fonds, ce qui ne me suffisait pas pour m’épanouir professionnellement. J’ai donc quitté l’Institut en tant que salariée pour m’y engager en tant que bénévole.
Je suis entrain de monter avec une amie, un projet qui me tient à cœur depuis longtemps : Catalyse, le premier cabinet de coaching dédié aux talents médicaux.

Comment te considères-tu en 3 mots?
Persévérance
Humour
Famille
Et maintenant entreprenariat…

Quel serait un jour “normal” dans ta vie?
Comme beaucoup de mamans, j’ai déjà eu 3 vies avant 8 heures 30…
Après, je retrouve mon associée pour avancer sur notre projet. J’essaie de caler un jogging par ci-par là et de ne pas rentrer trop tard pour profiter un peu de ma famille.
Je découvre les joies de la création d’activité et mes journées sont donc très différentes les unes des autres : de la rencontre avec un médecin à celle avec une graphiste en passant par des séances avec l’expert comptable…

Quelle expérience considères-tu comme la plus impactante dans ta carrière aujourd’hui?
Mes choix professionnels d’aujourd’hui sont liés à une série d’expériences et de rencontres. Un peu comme si chaque expérience avait été un virage qui me menait vers la création de Catalyse.
Mais ce qui a été le plus impactant pour moi c’est les personnes avec qui j’ai travaillé, notamment deux personnes qui m’ont particulièrement marquée : Hubert Joly qui était le PDG charismatique qui m’a donné envie de rejoindre Carlson Wagonlit Travel et Andrew Winterton qui a été mon dernier chef chez Carlson et m’a énormément faite grandir en tant que manager et visionnaire.

Que ferais-tu différemment maintenant qu’il y a plusieurs années ?

Je pense qu’avec le temps, j’ai compris qu’il ne suffisait pas d’avoir les réponses factuelles, d’avoir coché les cases pour convaincre les autres ou pour avancer. J’ai appris qu’il fallait tenir compte des motivations de chacun, que parfois pour avancer il fallait prendre des détours et surtout qu’il fallait embarquer les gens avec soi. Que le quotient émotionnel était aussi important que le quotient intellectuel.
Au début de ma carrière, impossible d’imaginer cela !

Quel conseil partagerais-tu avec les jeunes?
J’ai eu la chance de côtoyer beaucoup de jeunes, notamment par le biais de l’Institut de l’Engagement. Je leur dirais de suivre leur instinct, de toujours persévérer dans ce qui les anime et de ne pas craindre qu’un choix fait maintenant définira toute leur vie. Même si le changement est lent, je suis convaincue que même en France on peut avoir plusieurs vies professionnelles.

Comment priorises-tu les choses/tâches dans ta vie quotidienne?
Ma priorité absolue reste ma famille, donc j’essaie de ne jamais passer à côté d’un événement important pour elle. En dehors de ça, j’adopte souvent l’approche 80/20 que m’a enseignée le conseil : 80% des résultats sont obtenus par seulement 20% du travail.
Et quand je me sens débordée, je prends un peu de temps pour me poser, faire la liste des choses à faire et revoir mes priorités, notamment en supprimant ce qui n’est pas critique dans mon agenda.

Quelles sont tes facteurs clés de motivation?
Avant tout les gens. Un de mes plus grands facteurs de motivation est de voir grandir des personnes que j’encadre. J’aime aussi beaucoup les challenges et avoir un terrain pour innover.
C’est pour toutes ces raisons que je suis aujourd’hui en train de monter Catalyse.


De manière générale, es-tu satisfait(e) de ta performance personnelle et/ou professionnelle aujourd’hui?
Je n’y réfléchis pas vraiment en terme de performance mais ce que je peux dire c’est que s’il y a 20 ans, on m’avait dit : « à 40 ans tu seras mariée avec 3 filles épanouies et en bonne santé et tu seras entrain de monter une entreprise avec une de tes meilleures amies dans le secteur médical … » Je pense que je ne l’aurais pas cru mais que cela m’aurait plu…

D’après toi, quels sont les éléments clés pour finaliser des projets avec succès (d’un point de vue personnel et professionnel)?
Je suis assez organisée et une ancienne consultante, donc difficile de ne pas tomber dans ces travers et dire : avoir des objectifs partagés, des responsabilités clairement réparties et un plan de travail. Mais la réalité c’est que je pense que pour réussir un projet il faut être une équipe complémentaire en terme de compétences et engagée vers un même objectif. La dynamique d’équipe est quelque chose de primordial dans le succès d’un projet. C’est vrai aussi pour les projets personnels.

Penses-tu avoir un équilibre de vie entre l’aspect personnel et l’aspect professionnel ?
Je le pense et c’est un équilibre qui a évolué et qui continuera d’évoluer.
J’ai tout testé: travailler comme une folle et voyager 50% de mon temps, prendre un congé parental où je me dédiais à mes enfants, travailler aux 3/5ème.
Il me semble que la clé c’est la flexibilité et la liberté : celle d’être en famille, mais aussi celle de travailler quand on en a envie et quand on monte sa boîte on en a souvent envie…

Comment gères-tu ton environnement personnel au vu de ton succès professionnel?

J’avais lu un article il y a quelques années sur le système de cordée dans un couple et l’idée qu’à tour de rôle une des deux personnes du couple assurait les arrières pour celle qui en avait le plus besoin. J’aime bien cette image et je pense qu’elle correspond à ce que nous essayons de faire.

Penses-tu que l’impact des femmes ait changé au cours des dernières années?

Oui, je pense que les lignes bougent, à la tête des entreprises, dans les conseils d’administration, dans les rôles quotidiens. Mais il y a encore du travail. Pour mes filles, j’espère que j’arrive à projeter une image qui les inspirera en grandissant.

D’après toi, quel est l’élément clé sur lequel les femmes devraient se concentrer actuellement?
La confiance en elle et l’absence de culpabilité. Pas toujours facile…

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