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Ingrid Lamri empowhers

Qui es-tu ?
Je suis une citoyenne française de 28 ans, convaincue qu’il est possible de faire bouger les lignes lorsque l'on s’en donne les moyens et que l'on a suffisamment de convictions.

D’où viens-tu et où en es-tu actuellement ?

Je suis née dans le grand nord (au nord de Dunkerque !), j’ai grandi près de Lille puis j’ai effectué mes études à Paris - à HEC puis Sciences Po.
Aujourd’hui, j’ai plusieurs casquettes : co-fondatrice d’une startup dans la HR Tech, officier de réserve dans la Marine nationale, présidente d’un think tank sur les questions de Défense et chef de cabinet d’un Directeur Général d’une grande entreprise du CAC40 dans le secteur énergétique. J’ai à coeur de suivre un fil rouge au travers de ces activités : faire bouger les lignes en m’engageant là où je peux avoir un impact positif pour notre avenir commun.

Comment te considères-tu en 3 mots ?
Engagée, pragmatique et déterminée.

Quel serait un jour normal dans ta vie ?
Je n’ai plus vraiment de journée type : je peux être sur un chantier de construction navale le matin, piloter une réunion interne pour défendre un projet autour de la transformation numérique l’après-midi, puis animer une table ronde sur l’impression 3D dans la Défense en soirée, ou aller m’entrainer au tir dans un centre de la Police Nationale. C’est finalement cela que j’aime : j’ai horreur de la routine et serai très malheureuse dans un quotidien trop normé.
Si on veut tout de même trouver une certaine récurrence, disons que j’alloue 2 matinées par semaine au sport et minimum 2 soirées aux différents projets du think tank que je pilote. Et bien entendu, tout le temps qu’il faut pour ma vie personnelle, où je trouve un équilibre de vie fort.

Que ferais tu maintenant différemment d’il y a quelques années ?

Je me poserais moins de questions. Quand on débute, on veut souvent donner une cohérence a priori à ses choix et à son parcours. Ce qui est important finalement, c'est que le challenge nous fasse vibrer, qu’on se sente dépassé par ce à quoi on participe. Le fil rouge de sa vie, on parvient tant bien que mal à le construire a posteriori. Il faut savoir se laisser guider par son instinct et ses convictions !

Quel conseil partagerais-tu avec les jeunes ?
Test and learn ! Essayez, trompez-vous, réussissez, mais agissez ! Arrêtez de vous prendre la tête, prenez votre avenir en main avant de réfléchir aux tenants et aux aboutissants de chaque décision. Pour plus de précisions, se référer à la réponse précédente

Comment priorises-tu les choses dans ta vie quotidienne ?

Avant, j’avais tendance à faire ce que j’aimais avant et à laisser trainer les sujets qui m’ennuyaient. Erreur de jeunesse !
Aujourd’hui, je prends le temps de prioriser objectivement les tâches à effectuer : j’ai x heures de productivité aujourd’hui réparties en y créneaux de z minutes, quelles tâches puis-je tacler en ce laps de temps, en fonction de l’urgence et de l’importance de chacun des éléments ?

Quels sont tes facteurs clés de motivation ?
C’est très simple, j’ai deux facteurs de motivation : le premier est de savoir si je m'épanouis dans ce que je fais. Rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouveaux métiers et piloter des projets dont les enjeux me dépassent… Ce sont de vrais facteurs de motivation !
Le deuxième est de savoir si mes actions me permettent d’atteindre un objectif plus grand : celui de participer à une société plus juste, plus résiliente et inclusive.

Es-tu satisfaite de ta performance professionnelle ou personnelle ?
Je n’ai absolument aucune idée de la manière dont je pourrai mesurer ma performance professionnelle !
Professionnellement, je pense qu’on peut toujours faire mieux et je suis convaincue que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je fais certainement mieux qu’hier, mais j’espère moins bien que demain !

Quels sont les éléments clés pour finaliser des projets avec succès ?

La première étape est d’identifier un pilote qui puisse être mené en autonomie et des indicateurs de succès clairement déterminés. Ensuite d’y allouer quelques ressources - parfois le temps, parfois des compétences spécifiques, parfois de l’argent.
Une fois qu’on a cela, on a les bases pour transformer l’idée en succès ! Je ne parlerai pas ici du passage à l’échelle, tant ce sujet mérite plus que quelques lignes !
Il faut aussi y ajouter une bonne dose d’adaptabilité - rien ne se passe jamais comme prévu - et d’humanité - les projets qui fonctionnent sont ceux qui parviennent à embarquer les parties prenantes.

Penses-tu avoir un équilibre de vie pro / perso ?
Les deux univers se rejoignent chez moi : j’ai co-fondé ma start-up avec mon mari, le think tank que je pilote est autant une activité professionnalisante qu’un hobby et les sujets énergétiques relèvent de ma passion et de mon job actuel !
Je pense aujourd'hui avoir atteint un certain équilibre global.

Comment gères-tu ton environnement personnel au vu de ton succès professionnel ?
Je n’estime pas être plus successful que mes amis : ils exercent des métiers et ont des engagements que je serais absolument incapable d’honorer. Il n’y a pas d’ego dans nos relations, nous avons tous choisi des chemins assez différents et nous nous en amusons : lorsqu’un ami médecin, fonctionnaire ou artisan me raconte sa journée, j’ai l’impression de découvrir une autre dimension. Leurs succès sont très différents des miens, c’est cette diversité qui nous enrichit.

Penses-tu que l’impact des femmes ait changé au cours des dernieres années ?

On voit de plus en plus de femmes à des postes à responsabilité et on s’étonne aujourd’hui lorsque l'on découvre des Conseils d’administration entièrement masculins donc en ce sens, oui. En revanche, il est urgent d’arrêter de se penser en opposition aux hommes. Je comprends la nécessité plus qu’évidente de défendre les droits des femmes mais je suis mal à l’aise lorsque les femmes qui m’abordent me demandent ce que je pense d’un sujet « en tant que femme » : je peux vous parler du digital par exemple en tant que jeune, en tant qu’expert, en tant que Française mais en tant que femme, est-ce vraiment pertinent ? Est-ce que vous entendez souvent des hommes se faire interviewer sur des thématiques globales "en tant qu'hommes" ?

Quel est l'élément clé sur lequel les femmes devraient se concentrer actuellement ?
Je pense que les femmes doivent apprendre à se détacher des préjugés qu’elles ont elles-mêmes sur les femmes. C’est peut être le plus dur finalement ! Ne pas hésiter à se battre pour une promotion, sans aucun complexe ni préjugé, arrêter de tout relativiser ou intellectualiser et, surtout, se donner toutes les chances de réussir, comme n’importe qui.

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